De Tchernobyl à Fukushima, le visible et l’invisible, samedi 16 novembre à la Maison du Livre, de l’Image et du Son de Villeurbanne

La Maison du Livre, de l’Image et du Son organise dans le cadre de « Nous allons vous en faire voir, le rendez-vous cinéma de la MLIS » la projection de 3 documentaires d’Alain de Halleux, cinéaste et diplômé en chimie nucléaire samedi 16 novembre à partir de 15h30 à l’auditorium de la MLIS (Entrée libre, sur réservation pour des groupes auprès de la vidéothèque de la MLIS). Chaque projections donnera lieu à des échanges d’Alain de Halleux avec le public.

Dire que l’on est « pour » ou « contre » le nucléaire ne change rien à la réalité. Au contraire, ce sont ces jugements qui font qu’on n’examine pas la réalité. Avec les jugements, on évacue la démarche d’essayer de comprendre. On reste en surface des choses. Dans tous les débats sur le nucléaire, il y a eu beaucoup d’échanges de dogmes mais aucune volonté de comprendre le nucléaire en soi. Alain de Halleux


Après un diplôme d’ingénieur en chimie nucléaire,Alain de Halleux se tourne vers le reportage photographique puis la réalisation de films. « Fasciné par la radioactivité, son invisibilité, son mystère, il se rend compte que la science ne propose qu’une interprétation de la réalité, essentiellement quantitative. Saisir une caméra lui semble être une meilleure manière de comprendre le monde ». Réalisateur de fictions et documentaires, Alain de Halleux a consacré six années à la réalisation de films sur le nucléaire. Il a notamment réalisé sur cette question les trois films proposés en projection pour cet événement, ainsi que Les Invisibles (2009) et la série webdocumentaireRécits de Fukushima (2012).

Programme

15h30: Tchernobyl 4ever (2011, 55 min.)

Vingt-cinq ans après, Alain de Halleux questionne la mémoire de la catastrophe nucléaire et son avenir. Pour nombre de jeunes Ukrainiens, l’histoire de ce cataclysme se réduit au monde virtuel du jeu « S.T.A.L.K.E.R. ». Alors que les conséquences du désastre ne sont toujours pas maîtrisées, c’est derrière un écran d’ordinateur, aux commandes du jeu vidéo, qu’ils se confrontent aux multiples dangers et dégâts provoqués par l’explosion du réacteur 4, le 26 avril 1986. Et tandis qu’ils combattent des mutants radioactifs entre les murs de leur chambre, certains ignorent parfois que, vingt-cinq ans plus tôt, leur père ou leur grand-père était « liquidateur », présent sur les lieux de l’accident pour tenter de contenir les flammes et pour participer aux travaux de décontamination… D’images d’archives en images de synthèse, s’appuyant sur les témoignages croisés des enfants de Tchernobyl qui ont aujourd’hui l’âge de la catastrophe et de leurs aînés, Alain de Halleux s’interroge sur la «chape de plomb» qui semble s’être imposée en Ukraine.16h45: Nucléaire rien à signaler (2009, 58 min.)

En prenant comme point de départ la tragédie de Tchernobyl, où des centaines de «liquidateurs» sont intervenus immédiatement après l’accident, Alain de Halleux examine les conditions de travail dans lesquelles l’industrie nucléaire opère aujourd’hui. En Europe, particulièrement en France et en Belgique, il part à la rencontre des «petites mains » des centrales nucléaires qui, dans un scaphandre, descendent dans le coeur du réacteur au péril de leur vie. Aux images à la fois magnifiques et inquiétantes des ciels de la vallée du Rhône, transformés par la vapeur des centrales, se succèdent les récits et témoignages de ces travailleurs de l’industrie nucléaire, essentiellement français et belges, qui mettent en lumière la mutation de ce secteur ayant été racheté par de grands groupes internationaux et qui sont désormais « passés du risque zéro au risque calculé ». Pour ou contre le nucléaire ? Et si la question était ailleurs ?

18h:
Welcome to Fukushima (2013, 59 min.)

D’octobre 2011 à août 2012, Alain de Halleux a suivi le quotidien de familles habitant la ville de Minamisoma, située au bord de la zone d’exclusion, à 20 kms de la centrale de Fukushima. Pas assez contaminée pour être évacuée, Minamisoma est cependant trop proche de la centrale éventrée… Avant le tremblement de terre et l’accident nucléaire, la ville de Minamisoma comptait 70.000 habitants. Juste après la catastrophe, ils n’étaient plus que 10.000. Depuis, certains sont revenus et affrontent au quotidien un ennemi invisible, la radioactivité. Alain de Halleux donne la parole à ces Japonais ordinaires confrontés à une situation sidérante. Après les espoirs de décontamination, les incertitudes scientifiques, les hésitations des autorités, les habitants vivent avec l’invisible et le doute, s’interrogent sur le futur de leurs enfants et sur celui de leur ville au passé millénaire. Entre révolte et résignation, chaque famille est seule face à ses propres décisions

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