« La maison de la radio » le 11 mars 2013 au Comoedia :

Avant première en présence du réalisateur Nicolas Philibert.

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La maison de la radio
Réalisé par Nicolas Philibert
Documentaire
France, 2012, 1h43
Date de sortie : 3 avril 2013

Synopsis : Une plongée au cœur de Radio France, à la découverte de ce qui échappe habituellement aux regards : les mystères et les coulisses d’un média dont la matière même, le son, demeure invisible.

Rendre visuelle la parole

Le défi de ce documentaire a notamment relevé du fait que l’univers de la radio repose sur la parole sans l’image. La difficulté était donc de ne pas se contenter de montrer des images de ce qui en règle générale est affranchi de l’image, mais bien de trouver un mode de représentation qui soit cohérent à ce monde : « Le véritable enjeu de ce film n’est pas lié au fait de rendre visible ce qui se soustrait habituellement à notre regard. Il consiste plutôt à essayer de faire de cette absence même l’un des sujets du film« , déclare le documentariste, Nicolas Philibert, en poursuivant : « Un film sur la radio, c’est un peu contre nature – comment filmer la radio sans détruire son mystère ? – mais c’est sans doute pour ça que j’ai eu envie de le faire. »

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24 heures à la Maison de la Radio

Pour rendre la trame du film fluide et cohérente, la cinéaste a choisi de reconstituer une journée virtuelle à Radio France : une journée, et une nuit, vingt-quatre heures à partir d’images collectées en six mois de tournage, lui permettant de suivre certains personnages récurrents, donnant ainsi une unité à la structure de son documentaire.

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Ville dans la ville

L’une des idées du film consiste à dévoiler la multitude de métiers qui cohabitent dans une seule structure immobilière – les locaux de Radio France – comme Nicolas Philibert l’avait fait avec le Musée du Louvre dans La Ville Louvre en 1990 : « [C’est] un lieu que font vivre des centaines de journalistes, techniciens, producteurs, secrétaires et documentalistes, sans compter les personnels chargés de son entretien, de sa gestion, de son développement et de sa promotion, ni les dizaines d’invités célèbres ou inconnus qui s’y rendent chaque jour pour participer ou assister à l’enregistrement des émissions« , précise le metteur en scène.

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Choix des émissions

Pour réaliser le documentaire, il a été nécessaire de faire des choix, et notamment de décider quelles émissions filmer ou pas. Ces choix n’ont pas forcément été effectués en fonction de la qualité des émissions : « J’ai vite compris que l’intérêt qu’il y avait à filmer telle émission n’était pas proportionnel à l’importance de son contenu ou de son sujet. Pire ! Les contenus en tant que tels pouvaient constituer un piège : plus ils étaient « forts » plus ils pouvaient desservir le film, dans la mesure où ils risquaient d’éclipser ce qui m’intéressait en premier lieu, à savoir la grammaire, la mécanique de la radio. J’ai donc privilégié des critères en apparence plus futiles, mais plus cinématographiques« , explique Nicolas Philibert.

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6 mois de tournage

Le tournage du documentaire La Maison de la radio a duré six mois (premier semestre 2011). Il pouvait y avoir jusqu’à quatre personnes sur place, parfois uniquement Nicolas Philibert. Ce dernier confie être parfois retourné à Radio France pour filmer quelques séquences supplémentaires inspirées par le travail de montage. Les conditions n’ont pas toujours été faciles, dans la mesure où l’équipe ne disposait pas constamment des contenus des émissions à l’avance. Une autre difficulté était de ne pas s’imposer de façon trop conséquente, pour ne pas altérer l’authenticité des enregistrements.

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Le travail sur le son

Dans un documentaire qui s’intéresse au monde de la radio, dans lequel la voix, la musique et les sons sont la base de tout, le travail sur la bande son a été un élément très important : « La bande son est assez simple, presque épurée, du moins sans fioritures. J’y ai porté une très grande attention, en particulier au montage : les enchaînements, les associations, les passages d’une séquence à une autre reposent souvent sur les sons« , indique Nicolas Philibert.

Le site du cinéma Comoedia

 

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