« Kuroneko », un film de Kaneto Shindo le 26 Février 2013 à La Boîte à Gants :

A  l’‘occasion de la sortie du fanzine « FANCLUB DES MONSTRES »

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 Kuroneko
Avec Otowa Nobuko, Nakamura Kichiemon, Sato Kei, Taichi Kiwako,
Tonoyama Taiji, Toura Rokko, Kanze Hideo et Esumi Hideaki
De Kaneto Shindo
1968, Japon, 95 min

Synopsis : Durant l’ère Heian, une femme et sa fille se font violer par des samouraïs errants qui mettent ensuite le feu à leur hutte. Un chat, attiré par le corps des deux femmes mortes durant l’incendie, leur suce le sang. Elles deviennent dès lors des chattes vampires qui se vengent des samouraïs en les tuant. Mais un jour Gintoki, un samouraï de retour de la guerre et dont la mère et la fille sont mortes entre temps, est assigné pour débarrasser la région de cette terreur. Il se retrouve face à un dilemme: perdre son rang ou tuer ce qui lui est le plus cher…


Un classique du Kaidan eiga, les légendes occultes inspirées du kabuki.

« Avec Kuroneko, Kaneto Shindo (Les enfants d’’Hiroshima, L’’île nue, Onibaba) signe l’’un de ses importants « systèmes » des années 60. Plus inspiré des contes traditionnels japonais que son prédécesseur Onibaba, Kuroneko est une expérience sensitive, un voyage hallucinatoire à travers les légendes nippones et la forte tradition du film de fantômes japonais des années 60. Shindo utilisera des harnais empruntés au théâtre kabuki pour filmer ses deux fantômes,– une mère et sa fille – dont l’’enveloppe charnelle fut dévorée par une bande de samouraïs assoiffés de sexe.

C’’est à une époque où le Japon cohabite encore avec ses mythes animistes, magiques et c’’est en entrecroisant cette mythologie avec la tragédie de Sophocle ŒOedipe-Roi que Shindo conçoit une œoeuvre viscérale venant jouer dans nos tripes jusqu’’à son climax fatal : un fils, le mari et le fils des deux esprits, sera confondu, défiera la tempête sexuelle l’’accablant à coup de katana. Est-ce sa mère ou sa femme? Les apparences sont trompeuses, elles se métamorphosent en chat et il ne reste au pauvre homme que l’’espoir de transpercer les deux fantômes d’un seul coup. Accompagné par quelques uns des plans les plus géniaux du cinéma fantastique, d’’une musique de tambours japonais joués par des semblants de démons, Kuroneko transpire le malsain, épate le spectateur qui y verra une intelligente allégorie sur le Japon de l’’après-guerre et sur ces soldats partis au combat et toute la hantise pouvant naître de l’’absence prolongée des êtres chers : la folie du deuil. » Panorama-cinéma.

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« FANCLUB DES MONSTRES » : Recueil de photos et dessins, N/B, format A5, édité par Barbapop, 100 ex.

Entrée gratuite, adhésion à  La Boîte à Gants: 2 euros

La Boîte à Gants 4 rue Pierre Blanc, Lyon 1er

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