Ciné-club Enjeux sur Image : AGUA FRIA, jeudi 11 octobre 2012 à 20h00, au cinéma Opéra

Enjeux sur Image remercie ceux et celles qui ont participé à notre manifestation, Le cinéma : un enjeu citoyen.
Nous espérons vous retrouver nombreux pour la première séance de la saison 2012-2013 de notre ciné-club.

Jeudi 11 octobre 20h00
Cinéma  Opéra
6, rue Joseph-Serlin.  Lyon 1er 
Métro : hôtel de Ville

AGUA FRIA
Un film du Costa-Rica inédit à Lyon
La projection sera suivie d’un débat

Réalisé par Paz Fábrega
Avec Monserrat Fernandez, Lil Quesada Morua,
Freddy Chavarria Araya, Annette Villalobos Soto
et Luis Carlos Bogantes

Costa rica – 2009 – 1h23

Synopsis
Pendant des vacances de Nouvel An, un jeune couple, Rodrigo et Mariana, se rendent sur la côte Pacifique au sud du Costa Rica pour y négocier la vente d’un terrain.
Lorsqu’ils arrivent au milieu de la nuit ils découvrent une fillette, Karina, endormie parmi les herbes folles.
Ils décident de passer sur place le reste de la nuit, et d’essayer de trouver de l’aide au matin. Mais à l’aube, la petite fille a disparu…

Voici la critique d’AGUA FRIA écrite par Philippe Person du monde diplomatique et modérateur de la table ronde « La licence Art Libre  face au droit d’auteur »  lors de notre manifestation « Le cinéma : un enjeu citoyen ».

« Une immense plage à marée basse avec de longs serpents jaunes rejetés par les vagues qui ondulent dans le sable à la recherche d’un peu d’eau pour survivre, c’est sans doute l’image qui restera dans la mémoire des curieux qui oseront s’aventurer en compagnie de Paz Fabrega sur la côte Pacifique du Costa-Rica.
Œuvre singulière, refusant toute touche touristique, « Agua Fria » marque vraiment l’éveil cinématographique d’une nation, en filmant un jamais filmé qui ne pourra vraiment se comparer qu’à une toute petite poignée d’autres films issus de pays eux aussi quasi vierges de 7ème art.
On pourra faire le rapprochement avec « La Barra », film colombien vu en début d’année qui posait sa caméra dans une communauté villageoise elle aussi installée sur la côte Pacifique et plongeait ses acteurs non-professionnels dans une esquisse de fiction tout en se refusant au naturalisme attendu, voire convenu, et avait, comme Paz Fabrega, la pudeur de ne pas leur imposer une belle histoire à vocation universelle.
Qu’on ne s’attende donc pas à un documentaire déguisé en simple récit épuré . Au contraire, la réalisatrice mêle deux événements : la fugue d’une petite fille indienne de condition modeste – et les interrogations existentielles à la Antonioni d’une jeune intellectuelle bourgeoise prise dans l’ennui post-climatisé. Les deux personnages féminins qui n’ont en commun que leur mal-être, leur refus diffus d’accepter le rôle qui leur est fatalement échu, sont en quête d’autre chose. Fuir suffit-il ? Et d’ailleurs que fuir ?
Cette nature mystérieuse, avec ses serpents jaunes originels porteurs de mort, est une énigme qui exacerbe leur besoin d’amour. Elles s’y perdent et s’y retrouvent dans un film frémissant de secrets.
On pourra aussi partiellement lire « Agua Fria » comme une fable écologique sur les dangers qui guettent une contrée préservée, mais suscitant la convoitise des prometteurs nord-américains. On pourra pareillement s’interroger sur le devenir de la communauté assez solidaire de ces petites gens en vraie ou fausse villégiature à petite distance d’un quasi paradis sur terre.
Reste un film qui ne ressemble qu’à lui-même et qu’il faut apprivoiser plan par plan pour en saisir toute l’évidente beauté. » Philippe Person

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